Vu par Tom Kaulitz:
Comme toute personne je crois, je déteste la sonnerie de ces fichus réveils . Mais comme tous les matins, il fallait bien que je me lève . Ce matin, j'étais inahabituellement (I faut bien le dire) courageux pour sauter du lit, mais quand j'allumai la lumière, je clignai des yeux . En fait, j'étais encore endormi . Je restai une bonne minute les yeux clos, attendant de m'habituer à la lumière puis ouvris la paupière droite, puis la gauche . Je fus soudain surpris pas un petit grognement venant du lit d'à côté . Quand je tournai le visage, j'apperçu mon frère en train de marmonner dans son sommeil . Il apellait à l'aide . Sans doute devait-il faire un rêve où il se noyait en attendant que Pamela Anderson fasse irruption dans la scène pour le sauver de la noyade ! Machinalement, je souris à cette pensée mais aussi à la vue de mon frère qui grimaçait . Lentement mais sûrement, je me levai du lit pour me prendre des vêtements propres . J'attrapai en vitesse l'une de mes baskets balancée la veille au pied de mon lit . Je regardai stupéfait cette pauvre basket dans ma main gauche & m'aperçu bien sur qu'elle était seule . Je soupirai en me disant que, encore une fois, j'allait passer une partie de ma matinée à jouer à la course poursuite avec ma seconde basket . Une demi heure après avoir cherché en long, en large & en travers où ma basket aurai bien pu s'être cachée, je distinguai un bout de lacet montrer le bout de son nez sous le lit de mon frère . Je me baissai alors pour ramasser ma basket parce que, Oh joie, c'était bien ma basket . Tout en me relevant, j'entendis Bill de nouveau marmonner un appel au secours . Je ris silencieusement puis fila vers la salle de bain . Un bon quart d'heure plus tard, je vis la poignée de la porte de la salle de bain bouger . Bill venait de se lever . D'un air satisfait, je lui cria que la salle de bain était déja occupée . Bien sur que j'aimais ça . A quoi cela servirait-il d'avoir un frère si ce n'est pour le taquiner ?
Vu par Bill Kaulitz:
Il fait noir & je sens bien le vide autour de moi . Ou devrais-je dire le "presque-vide" . Je sentais tout aussi bien leur présence . Cette présence . Celle d'amis . Celle d'un frère . Mais il faisait noir . Bien sur, ce sentiment de peur m'envahit comme à chaque fois . Mais ce jour là, rien ne put l'ôter de mon esprit . Il fait noir . Il faisait noir . & tout à coup, comme une lumière qui s'allume, un matin où l'on se trouve encore endormi, les projecteurs s'allumèrent aussi . & j'avait ressenti ce vide . Aurais-je du me douter de tout cela ? La salle était vide . Vide de monde, vide de personne . Je me retournais vers ceux qui se trouvaient être la seule présence ici : Mes amis, mon frère . Mais, j'étais vraiment seul . Bien sur, ils était là, mais seulement physiquement . Chacun fixait le sol . J'avais des appels au secours dans mon regard, mais personne ne le vit . Je me mis alors à appeler au secours, mais personne ne l'entendit . & puis, lorsque mes yeux se tournèrent à nouveau vers le public, ils étaient là . Mes fans étaient là . J'ouvrai alors la bouche, mais aucun son n'en sorti ..
Cette fois, la lumière s'était belle & bien allumée . Je fixais le plafond d'un air interrogateur . Je ne comprenais pas . Je basculai mon corps las vers le côté & je vis simplement un lit défait . Ce n'était qu'un cauchemard . Ma main droite alla machinalement tâter mon front d'où perlait ma sueur . J'étais moite de partout & j'avais chaud . Mais, pour me rassurer, je me répétai inlassablement que ce n'était qu'un cauchemard . Comme chaque matin, j'eu bien du mal à me réveiller définitivement . Ou du moins, à avoir les yeux ouverts & ne pas me cogner contre les murs de la pièce . Lourdement, je me positionnai verticalement sur mon lit, & balayai la pièce du regard puis je finis enfin par me lever . Je me dirigeai vers la cuisine où je pris mon petit-déjeuné tranquillement . Lorsque je finis d'avaler ma dernière bouchée de croissant encore tiède, je jettai un coup d'oeil rapide vers l'horloge qui indiquait déja 11h52 . Je me précipitai alors vers ma penderie, pris rapidement une tenue à me mettre sur le dos puis fila vers la salle de bain . Manque de chance, j'eu beau appuyer sur la poignée, la porte était fermée . J'entendis alors mon fère me crier de l'intérieur que c'était occupé & je sentis bien à sa voix qu'il aimait me faire ce coup là . Bien sur, cette attitude m'exaspérait au plus haut point, mais j'aimais ça tout autant que lui . Mais n'étais-ce pas cela d'avoir un frère ?
Dois-je continuer ?